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02/11/2009 – Douze hommes en colère…Douze avocats en herbe

12hommesB2 novembre 2009, 20 heures 30, un mardi soir, je me rends à l’une des 80 représentations de la pièce de théâtre mise en scène par Stephan Meldegg, intitulée « Douze hommes en colère ».

Installée au 3ème rang du très beau Théâtre de Paris, je me glisse vers mon siège parmi tous les passionnés des planches.

Un peu sceptique de savoir que l’un des rôles principaux est tenu par Michel Leeb..que je connais plus facilement pour sa publicité pour begon vert mais les critiques étant toutefois particulièrement bonnes, je décide de me laisser volontiers prendre à ma propre surprise.

Extrêmement convaincue par le film de Sidney Lumet, avec Henry Fonda, en 1957, je n’en attendais pas moins de la pièce.

La pièce n’a pas commencé et j’analyse déjà le décor…il est froid mais tellement solennel en même temps..un espace unique avec des murs gris, une longue table rectangulaire, des chaises, des toilettes, un vieux lavabo et une fontaine moderne un peu vieillie pour faire illusion qu’elle est d’époque.

Début de la pièce : A ma grande joie, je me rends compte que la distribution des rôles est enchanteresse : Pierre Santini, Alain Doutey, Laurent Gamelon, Jacques Echantillon, André Thorent, François Gamard et j’en oublie..

J’oublie alors très vite le begon vert et suis admirative de Michel Leeb..cet architecte qui joue magistralement le trouble-fête.

Rappelons le sujet de la pièce : un adolescent de 16 ans est accusé du meurtre de son père.

Douze jurés doivent décider s’il est coupable ou innocent et en fonction de leur choix, qui doit être pris à l’unanimité, la mort sur la chaise électrique sera son dernier souffle.

Au départ, un seul juré s’interroge sur la culpabilité du jeune garçon et finit par semer le doute dans l’esprit des autres.

Deux heures de délibérations, comme en temps réel..et je ne perds pas une seule seconde de la pièce.

Des gens rient car les comédiens savent les faire rire mais moi…je n’y arrive pas.

Le sujet pour moi a une autre résonnance…mon métier et mes clients..

Et oui, en tant qu’Avocat, nous avons parfois le destin de nos clients entre nos dents…nos discours, nos plaidoiries doivent convaincre les magistrats et les jurés de laisser nos clients dehors…car le doute existe..et plus souvent qu’on ne l’imagine d’ailleurs..

J’ai apprécié le jeu des comédiens qui s’apparentait à des plaidoiries dignes d’avocats en herbe, tendant à chacun de leur tour de convaincre les autres avec leurs frustrations, leurs rancœurs, mais également leur humanité..sur le sort de ce bambin…

Le dénouement ?…allez voir la pièce… »

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