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5/11/2013 – Recrudescence des braquages en France en 2013 : une activité rentable ?

D’après le bulletin annuel de 2013 de l’Observatoire National de la Délinquance et de la Réponse Pénale, les faits de vols avec armes se sont accrus d’un peu plus de 5 % sur 12 mois en zone police en septembre 2013 : + 5,1 % pour les vols à main armée, avec arme à feu réelle ou factice, (soit + 204 faits constatés).

Entre le Carlton à Cannes, la bijouterie Kronometry sur la croisette, la bijouterie du centre du Havre, le magasin Printemps à Deauville, la boutique Vacheron Constantin rue de la Paix à Paris, la bijouterie à Nice, le magasin de la marque de luxe Zilli rue Marboeuf à Paris, et le plus récent, la bijouterie du centre commercial Orlydis à Orly, les braquages en 2013 ont fait sensation.

Leurs attaques sont des plus spectaculaires : à la voiture bélier, avec des fusils à pompe et/ou avec des pistolets factices, des malfaiteurs cagoulés, gantés et casqués…dignes d’une vraie bonne série policière.

Et c’est pourtant la réalité, tellement c’est lucratif pour les braqueurs…du moins en apparence.

Ce sont des millions d’euros que représentent les butins dérobés.

Mais après avoir organisé avec minutie des casses d’une telle ampleur, vient le moment de revendre les objets volés sans se faire repérer et donc éviter les interpellations.

Tous les bijoux font l’objet d’une traçabilité. Donc l’enjeu des malfaiteurs est de travailler la pierre pour en modifier l’apparence, ce qui n’est pas une mince affaire. Puis, il s’agit de les vendre sur des marchés parallèles et en général, ces marchés se trouvent dans des pays au régime instable, notamment en Afrique. Au final, les malfaiteurs ne récupèrent qu’entre 10 et 20% de la valeur des bijoux volés…

Alors prendre autant de risques pour, peut-être, si peu de rentabilité, est-ce bien raisonnable ?

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